Le traité de l’Elysée mis en pratique

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Le traité de l’Elysée mis en pratique


La Deutsche Schule Toulouse et le Lycée Victor Hugo célèbrent ensemble le 50ème anniversaire

Elle a mis l’accent sur l’importance de faire preuve de curiosité vis à vis de son voisin. Lui, a parlé de destins liés. Tous les deux, Angela Merkel et François Hollande, ont placé les jeunes au centre de leurs discours, tenus en janvier à l’occasion du 50ème anniversaire du traité de l’Elysée. A environ 1500 kilomètres de cet événement politique à Berlin, une communauté de jeunes précisément, s‘affairait autour des derniers préparatifs de leur fête. La Deutsche Schule Toulouse (DST) et le Lycée Victor Hugo célébraient ensemble l’amitié franco-allemande autour de nombreux projets ainsi que d’une soirée spéciale.    

Les directeurs d’école Susanne Self-Prédhumeau (DST) et Jean-Louis Virazels (Lycée Victor Hugo) inaugurent ensemble la soirée franco-allemande.

C’était un peu comme au cinéma, lorsque Malak, âgée de 11 ans a déclara : « Que le film commence ! ». Les lumières de l’amphithéâtre du Lycée Victor Hugo furent baissées et un murmure empli de curiosité monta de la salle affichant complet. En guise d’introduction de la soirée franco-allemande, parents, élèves et enseignants ont pu suivre avec amusement un croissant et un Bretzel se poursuivant mutuellement sur la toile, fidèle à la devise « Mange-moi si tu peux » – „Iss mich, wenn du kannst“. Malak et ses camarades de la classe 6 avaient fabriqué eux-mêmes ce film  d’animation cut-out et avaient fait pour cela appel à des experts en croissants : des enfants du même âge du collège français voisin Victor Hugo.

Malak (à droite) et une élève française annoncent Croissant et Bretzel.

Trois langues – trois enseignants – un cours

Ce projet est concrétisé à l’occasion du cours trilingue d’arts plastiques. Dans ce cadre, les élèves de sixième de langue maternelle anglaise, française ou allemande travaillent ensemble, surmontent leurs barrières linguistiques et apprennent à se côtoyer tout naturellement.  Dans la même philosophie, les élèves de la DST des classes 7 et 9 suivent des cours de musique et de géographie en trois langues avec trois enseignants différents et partagent ainsi les bancs d’école avec les élèves français et anglais. La directrice de l’école Susanne Self-Prédhumeau  sait d’expérience que « le dialogue culturel ne va pas de soi. Il doit toujours être relancé et cultivé. Chose que nous, en tant qu’Ecole Allemande, ne faisons pas uniquement pour les grandes occasions mais au quotidien ».

Pour la soirée franco-allemande toutefois, les deux écoles ont mis les petits plats dans les grands. Les lycéens ont présenté les résultats de leur table ronde commune sur le thème « la Turquie et l’Europe ». « C’est seulement maintenant, juste avant le baccalauréat, que nous nous rendons compte à quel point les projets communs des dernières années avec les élèves français étaient important pour notre devenir. » avoue l’ancien représentant d’élèves de la DST, Dennis Poyda. Les gagnantes de l’atelier de faussaires de la classe 7 se réjouissent avant tout de leur prix que leur équipe multinationale a remporté pour leur tableau falsifié en travail collectif : un atelier avec un véritable artiste graffiti.  

Echange avec ou sans barrière linguistique

Les élèves de la classe 11 se sont plongés dans le passé sombre de l’Allemagne et de la France. Ils ont travaillé sur des lettres de poste de campagne de soldats français et allemands, morts à la guerre. Avec une classe partenaire du Lycée Victor Hugo, ils ont mis en scène des passages de ces lettres et ont ainsi mis en exergue l’euphorie du début, la souffrance et la mort de ces soldats pour prêter la voix à ceux qui n’en ont plus.
« Il nous tient à cœur que nos élèves aient une interaction intellectuelle avec leur entourage français », explique Susanne Self-Prédhumeau. Dans cette optique, les élèves de la DST ont pu s’exercer à l’écriture créative tout au long de l’année scolaire avec l’auteure franco-allemande Sylvie Schenk. Ils ont assisté à un exposé sur les relations économiques entre les deux pays et ont pu participer à un débat de la jeunesse à Berlin sur le thème des 50 ans du traité de l’Elysée. En même temps, il est très important de créer des contacts directs, par exemple par le sport, sans barrière linguistique. » C’est d’ailleurs une équipe franco-allemande qui a remporté la victoire au tournoi de volley de la DST et du Lycée Victor Hugo.



Peur des huitres

La coproduction culinaire de l’atelier de cuisine de la classe 10 avec un groupe de l’école française était remarquable. Lors du plat principal, les avis étaient toutefois partagés.  « J’ai quand même réussi à faire goûter des huitres fraîches à trois jeunes français », raconte Catherine Durou, enseignante de français à la Deutsche Schule, puis elle ajoute avec un clin d’œil : « Aucun des allemands n’a osé ». Pour la mousse au chocolat en revanche, tout le monde était de nouveau sur la même longueur d’onde.

Le programme musical de la soirée franco-allemande, concocté par les ateliers de musique des deux écoles, était également empreint d’harmonie. Les jeunes batteurs, bassistes, guitaristes et chanteurs étaient d’accord sur un point et n’en démordaient pas : il fallait du rock – en anglais. 

Unité franco-allemande autour de la mousse au chocolat.

Les élèves de la classe 10 et leur coproduction culinaire.

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